Odoo gère la location avec son application Location (Rental), réservée à l’édition Enterprise : à partir de 19,90 € par utilisateur et par mois la première année, 24,90 € ensuite (tarif France d’octobre 2026), plus la mise en place. Il s’en sort bien sur les commandes, l’agenda et les factures. Il ne fait pas trois choses qui comptent plus que les factures dans un magasin de location : bloquer la caution sur la carte du client, vérifier qui il est, couvrir l’objet s’il revient cassé. Voici ce qu’il fait vraiment, ce qu’il coûte à une boutique de deux personnes, et quand il vaut mieux prendre une autre route.
Une précision d’abord. Sharepact est une plateforme de location et un compte professionnel coûte 90 € par an : lisez les chiffres en sachant qui les a faits. Là où Odoo est le meilleur choix, on l’écrit aussi.
Ce que fait l’application Location d’Odoo
Un produit devient louable en cochant une case, « Peut être loué ». Pour chaque produit, vous fixez des tarifs par période : à l’heure, à la journée, à la semaine. La commande de location part d’un devis avec des dates, puis passe par deux étapes, retrait et retour, et chacune imprime un reçu en PDF. On peut régler un délai tampon entre deux locations, pour nettoyer ou vérifier le matériel, et une pénalité automatique pour les heures ou les jours de retard.
Le reste vient des autres applications. Ventes pour les devis, Inventaire pour les mouvements de stock, Facturation pour les documents, Signature pour faire signer le contrat depuis le portail client, Site web et eCommerce si vous voulez la réservation en ligne. Qui tient déjà sa comptabilité sur Odoo retrouve tout au même endroit. C’est pour ça qu’un expert-comptable ou un consultant le propose volontiers.
Deux détails qu’on découvre à l’usage. Sur les tarifs, Odoo n’applique qu’une seule ligne de prix par calcul et choisit la moins chère : une semaine à prix réduit et un week-end majoré ne cohabitent pas sans bricolage. Et l’application Location n’existe pas dans l’édition Community gratuite. Sur le forum officiel, la réponse tient en deux mots : Enterprise seulement.
Ce qu’Odoo ne fait pas dans un magasin de location
La caution
Dans Odoo, la caution est une ligne de produit. Vous l’ajoutez à la commande, vous la facturez avec la location, vous l’encaissez, et au retour vous la remboursez à la main. Pas de blocage sur la carte du client, ce qu’un hôtel fait à l’arrivée. Un loueur d’appareils photo a posé la question sur le forum d’Odoo, avec l’exemple d’une Sony FX3 à 38 dollars par jour et 800 dollars de caution. La seule réponse est venue d’un intégrateur qui a écrit un module sur mesure pour ses propres clients, pas en vente.
Concrètement : pour un VAE à 2 400 €, le client vous verse 250 € de caution, vous les gardez en caisse ou sur le compte pendant deux jours, puis vous faites un remboursement. À chaque location. Ou bien la caution redevient du liquide dans une enveloppe, et Odoo ne la voit même pas.
La pièce d’identité
Odoo ne vérifie pas l’identité. Le champ client accepte n’importe quel nom. La photocopie de la carte d’identité reste dans le classeur, avec ce que ça implique au regard du RGPD : un magasin qui conserve les papiers d’inconnus est responsable de traitement et doit se comporter comme tel.
La casse
Au retour, Odoo note que l’objet est rentré. Il n’y a pas d’état de l’objet avec photos avant et après, et la casse se facture dans une étape à part, quand quelqu’un y pense. Les éditeurs de modules de location pour Odoo l’écrivent eux-mêmes sur leurs fiches : « on a oublié de facturer la casse » est la fuite la plus courante. Et si l’objet ne revient pas, il n’y a aucune couverture. La perte est pour vous, moins la caution que vous avez en main.
Le client qui pousse la porte
Le flux d’Odoo a été pensé pour la location aux entreprises : devis, confirmation, facture. Au comptoir, avec quelqu’un qui veut un paddle pour l’après-midi et qui a déjà sa carte à la main, ces étapes sont longues. Le point de vente d’Odoo est une application à part, faite pour vendre, pas pour louer.
Ce que coûte Odoo à un magasin de location
Les chiffres ci-dessous sont le tarif Odoo pour la France en octobre 2026, hors taxes. Le prix de la première année est promotionnel et monte au renouvellement ; autant le prévoir dès le départ.
| Poste | Coût |
|---|---|
| Plan Standard, 1 utilisateur | 19,90 €/mois la première année, puis 24,90 € |
| Plan Standard, 2 utilisateurs (gérant + vendeur) | environ 480 € la première année, environ 600 € ensuite |
| Plan Custom (Studio, API, multi-sociétés) | 29,90 €/mois par utilisateur, puis 37,40 € |
| Pack de réussite Odoo, 25 heures | 2 635 € |
| Pack de réussite Odoo, 50 heures | 4 675 € |
| Partenaire ou indépendant | 100 à 250 € de l’heure en France et en Italie |
Le plan gratuit « One App Free » donne une seule application avec des utilisateurs illimités. Location entraîne Ventes et Inventaire comme dépendances, mais dès que vous ajoutez Signature pour les contrats ou eCommerce pour la réservation en ligne, vous passez au plan Standard. Presque tout le monde y arrive.
Ensuite, la mise en place. Odoo ne s’ouvre pas pour fonctionner tout seul. Il faut charger les produits avec leurs tarifs, rédiger les modèles de contrat, brancher la facturation électronique, former l’équipe. Une boutique de deux personnes qui se fait aider par un partenaire dépense en général entre 1 500 et 5 000 € une fois, sur deux à huit semaines. Qui le fait seul y laisse ses soirées. Pour une entreprise de vingt salariés avec entrepôt et achats, les intégrateurs parlent de 15 000 à 35 000 € la première année, mais ce n’est pas un magasin de ski.
Le compte pour une boutique de deux personnes, première année : 480 € de licences plus 2 635 € de pack, environ 3 100 €. À partir de la deuxième année, 600 € par an, plus des heures dès que quelque chose change. Sans caution sur carte, sans vérification d’identité, sans couverture.
Quand Odoo est le bon choix
Si vous facturez déjà avec Odoo, si vous avez un entrepôt avec des achats et des fournisseurs, si vous louez à des entreprises avec des contrats mensuels et des factures à trente jours, l’application Location est un petit ajout à ce que vous avez. Une société qui loue des échafaudages ou des groupes électrogènes à des chantiers, avec une personne à l’administratif toute la journée dans l’ERP, est bien servie par Odoo.
Un magasin de vélos, un ski room, une boutique photo, une quincaillerie qui loue le nettoyeur haute pression le samedi : non. Pour ces commerces, la facture est le cadet des soucis. Le problème, c’est le quart d’heure au comptoir, la caution, la pièce d’identité, l’objet à 2 000 € qui sort avec un inconnu. Odoo organise le bureau. Ici, il n’y a pas de bureau.
Ce qui change avec Sharepact
Sharepact est une plateforme de location avec une application pour les clients et un espace pro pour le magasin, sur le téléphone ou l’ordinateur. Le compte professionnel coûte 90 € par an, plus une commission de service sur chaque location conclue, visible ligne par ligne dans le récapitulatif d’encaissement. Rien à installer, aucun partenaire à payer, aucun terminal de paiement à louer.
Une location au comptoir prend environ deux minutes. Vous créez la commande : objet, jours, prix, caution. Le client scanne un code, saisit un e-mail et un numéro de téléphone, scanne sa pièce d’identité et prend un selfie, paie avec Apple Pay, Google Pay ou sa carte. Il ne télécharge rien. La caution reste bloquée sur sa carte et se libère toute seule quand vous touchez « Retour ». La plateforme vérifie la pièce d’identité ; aucune photocopie ne reste au magasin.
Chaque location conclue sur la plateforme sort avec la Protection Sharepact : casse et vol jusqu’à la valeur que vous avez déclarée, du retrait au retour. Si le VAE revient avec la fourche tordue, vous le signalez sur la location elle-même, Sharepact gère le dossier avec le client et la caution, et vous êtes remboursé.
Et il y a une chose qu’aucun logiciel de gestion ne peut faire : vous amener des clients. Ce que vous mettez en location apparaît dans l’application Sharepact, où l’on cherche par objet et par quartier. Quelqu’un qui tape « VAE près de moi » voit votre magasin, la distance et ce que vous avez de libre, réserve, et vient le chercher chez vous. Le client du comptoir, après sa première location, a déjà un compte. La fois d’après, il réserve de chez lui.
Ce que Sharepact ne fait pas : la comptabilité, les achats, la paie. S’il vous faut un logiciel pour ça, gardez-le. Sharepact remplace la partie location, et le récapitulatif d’encaissement avec toutes les lignes est ce dont votre comptable a besoin.
| Odoo Location | Sharepact pro | |
|---|---|---|
| Prix | dès 19,90 € par utilisateur et par mois + mise en place | 90 € par an + commission par location |
| Délai de démarrage | 2 à 8 semaines | un après-midi |
| Caution | ligne de produit, remboursement manuel | bloquée sur la carte, libérée au retour |
| Identité du client | non vérifiée | pièce d’identité et selfie vérifiés par la plateforme |
| Casse et vol | à la charge du magasin | Protection Sharepact jusqu’à la valeur déclarée |
| Encaissement au comptoir | facture, terminal à part | Tap to Pay sur l’iPhone, QR ou lien |
| Nouveaux clients | non | le magasin apparaît dans l’app |
| Comptabilité et achats | oui | non |
Comment passer d’Odoo (ou du cahier) à Sharepact
Le compte professionnel s’ouvre depuis l’application Sharepact. Vous mettez en ligne ce qui est déjà en rayon, avec un prix à la journée et une caution, et la première location peut sortir l’après-midi même. Si vous gérez des centaines de vélos ou plusieurs magasins, nous importons l’inventaire et nous formons votre équipe : écrivez à support@sharepact.com, ça se règle en général en un coup de fil. Les détails et les prix sont sur la page du compte professionnel.
Si vous comparez aussi d’autres logiciels, nous avons passé en revue Dolibarr, ERPNext, Zoho et Business Central dans notre guide du logiciel de location de matériel.
Questions fréquentes
Odoo propose-t-il un module de location gratuit ?
Non. L’application Location n’existe que dans l’édition Enterprise. Avec le plan One App Free, vous pouvez l’utiliser comme application unique, avec ses dépendances, mais sans Signature, eCommerce et les autres applications dont on finit par avoir besoin.
Combien coûte Odoo pour un petit magasin de location ?
Pour deux utilisateurs, environ 480 € de licences la première année et 600 € ensuite, plus 1 500 à 5 000 € de mise en place avec un partenaire. Tarif France d’octobre 2026, hors taxes.
Odoo bloque-t-il la caution sur la carte du client ?
Non. La caution est une ligne de produit à facturer et à rembourser à la main. Le blocage sur carte demande un module sur mesure.
Odoo inclut-il une assurance sur les objets loués ?
Non. Si un objet revient abîmé ou ne revient pas, la perte est pour le magasin, moins la caution encaissée.
Peut-on utiliser Sharepact avec Odoo ?
Oui. Beaucoup de magasins gardent leur ERP pour la comptabilité et les achats et utilisent Sharepact pour les locations : caisse, cautions, identité, couverture et clients. Le récapitulatif d’encaissement reprend chaque location ligne par ligne.


